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Burundi. Il faut stopper le président Nkurunziza



Après l’attaque, vendredi 11 décembre à Bujumbura, de trois camps militaires, le pouvoir a mené une opération de “nettoyage”. Près de 90 morts, selon le porte-parole de l’armée. Une répression aveugle et sanglante inadmissible, affirme cet éditorialiste.



Comme jadis avec le Rwanda, l’humanité se trouve désormais interpellée par ce qui se passe au Burundi. Surtout après ce que la capitale Bujumbura a vécu ce week-end. Après les images horribles de corps jonchant les rues de la capitale que le régime s’est dépêché d’enterrer, on ne peut plus tergiverser, au risque de pécher pour non-assistance à personnes en danger. Parce qu’avec la répression sanglante et sauvage qui s’est abattue sur les quartiers contestataires de Bujumbura, après les attaques armées menées contre trois camps militaires de Bujumbura, aucun doute n’est plus permis. A ce rythme, Nkurunziza et les siens sont partis pour exterminer tous ceux qui sont politiquement ou ethniquement différents d’eux. Et, possédés par le diable en personne, ils ne semblent vouloir céder à aucune pression.

Massacre dans l’indifférence

La scène est classique. Pendant que le Burundi s’enfonce inexorablement dans la guerre civile ou le génocide, le monde s’autorise le luxe de jouer à l’observateur détaché. Tandis qu’à Bujumbura les citoyens sont sortis de leurs domiciles pour être exécutés d’une balle dans la tête, devant femmes et enfants, d’Addis-Abeba à Paris, en passant par Washington et New York, on continue à se demander quelle attitude adopter. Ainsi, alors que les Burundais en général, comme ceux qui ont naïvement cru qu’ils pouvaient s’opposer au régime en particulier, ont vécu un week-end d’enfer, il n’est encore question que des fameuses condamnations de principe. Une passivité dont Pierre Nkurunziza, le rebelle reconverti en politicien, entend bien profiter pour massacrer…

Qui va sauver le Burundi ?
En fait, on se demande bien ce qui se passe avec ce petit pays de l’Afrique des Grands Lacs. Parce que depuis que la crise a éclaté, en avril dernier, avec les premières manifestations contre le troisième mandat, on a senti un certain laisser-aller de la part de la communauté internationale. L’opposition n’avait pas hésité à braver policiers, militaires et miliciens. Mais elle n’a jamais, comme cela a souvent été le cas en pareille circonstance, eu un relais au niveau de la communauté internationale. Cette dernière, bien que des signaux alarmants aient toujours été envoyés du Burundi, a laissé la situation pourrir. Ainsi, Pierre Nkurunziza avait pu, usant d’une répression intimidante, imposer sa mascarade électorale.

Permis de tuer

Mal réélu, mais comptant sur sa machine à semer la mort, Nkurunziza s’est obstinément refusé à reprendre le dialogue avec ses opposants, comme l’espéraient quelques chancelleries occidentales et bien des instances africaines. Depuis, au vu et au su du monde entier, qu’il ne cesse de narguer, il déroule le satanique plan qu’il semble avoir savamment concocté, à savoir briser l’opposition en passant systématiquement ses membres par les armes.

Et Nkurunziza et ses partisans sont si à l’aise qu’ils avaient commencé par clouer le bec aux médias indépendants qui auraient pu relayer la terreur qu’ils imposent au pays. En cela, les citoyens qu’ils ont froidement exécutés ce week-end, et dont on est certain qu’ils dépassent de loin le chiffre annoncé par le porte-parole de l’armée, ne constituent qu’un nouveau pas franchi dans la marche forcée vers l’enfer génocidaire. Preuve qu’un certain passé douloureux revient hanter Bujumbura et ses belles collines.

COURRIER INTERNATINAL
Mardi 15 Décembre 2015

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