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Congo-Brazaville: Le douloureux cheminement vers la démocratie



« Révolutionnaire(s) », le film du documentariste Hassim Tall Boukambou, vient d’être édité en DVD. Grâce à des archives inédites, il raconte l’histoire tourmentée de la République du Congo depuis l’indépendance de 1960 et son difficile parcours vers une démocratie qui tarde à s’installer.



Réalisateur de documentaires sur l’Afrique et les villes africaines, Hassim Tall Boukambou est le petit fils du syndicaliste Julien Boukambou, l’un des pères de l’indépendance du Congo-Brazzaville. En tombant récemment sur les archives inédites de son aïeul, le documentariste a eu l’idée du film « Révolutionnaire(s) » (DVD Bonz Communications) sur le destin du Congo depuis la fin de la colonisation française en 1960. « Je voulais comprendre pourquoi, cinquante six ans après l’indépendance, l’histoire du Congo reste tumultueuse et souvent sanglante », nous confie-t-il.
Avec comme fil conducteur le récit de son grand-père et les témoignages de ses compagnons de l’époque, le cinéaste relate l’épopée des « révolutionnaires » du Congo, avec comme point central la grande révolution de 1963, la première de cette ampleur sur le continent africain. Une période souvent méconnue des Congolais eux-mêmes.
Comme le raconte le film, le Congo a toujours été à l’avant garde des grands mouvements en Afrique. Pendant les années 1920 et 1930, bien avant l’indépendance, il y a d’abord le combat des précurseurs de l’anticolonialisme tel André Matsoua, qui lutte toute sa vie pour l’émancipation du peuple congolais et meurt en 1942 dans les geôles coloniales. Après la seconde guerre mondiale, durant laquelle Brazzaville se rallie à de Gaulle et devient un temps la « capitale de la France Libre », la relève est assurée par des syndicalistes avec parmi eux Julien Boukambou, le grand père du réalisateur. Souvent formés par la CGT française et appuyés par le Parti Communiste, ils fondent les premières organisations nationalistes tels le PPC, le Parti Progressiste Congolais, ou encore l’UJC, l’Union de la Jeunesse Congolaise. « Là, je rencontre des Noirs qui voient le moyen de se défaire de la colonie », se souvient le syndicaliste Aimé Matsika, ex-président de l’UJC, qui témoigne dans le film. Sur des images d’archives tournées en 1991, alors que son petit-fils n’a que 19 ans, Julien Boukambou, ancien secrétaire général du PPC, précise les raisons de son engagement: «le colonialisme ne donnait aucune perspective. C’était l’obscurité totale ».

Après sa chute, le président Fulbert Youlou commande du champagne

En 1960, le Congo accède à l’indépendance. Le pittoresque abbé Fulbert Youlou, un prêtre aux allures d’enfant de chœur, est au pouvoir, adoubé par la France, l’ancienne puissance coloniale. L’année suivante, il se fait élire président de la République. Mais ce personnage autocratique, tenant du monde capitaliste et anti-communiste convaincu, ne tarde pas à faire l’unanimité contre lui. Des syndicalistes et dirigeants communistes, dont Julien Boukambou, sont expédiés en prison pour « menées subversives ». Sous l’impulsion des syndicats, le peuple se rebelle. Les 13, 14 et 15 août 1963, éclate la révolution : trois journées d’émeutes que les Congolais baptiseront les « Trois Glorieuses ». L’abbé Fulbert est destitué et remplacé par un pouvoir d’obédience marxiste.

Lors de la chute de Fulbert Youlou, le reporter-photographe Daniel Camus, envoyé spécial de Paris Match, est à ses côtés dans le palais présidentiel encerclé par une foule en furie. Il racontera comment l’ecclésiastique, en soutane blanche, est contraint de se retirer. « L'instant était dramatique, écrit-il alors. On sentait qu'un geste d'énervement, une fausse manoeuvre, une provocation aurait suffi pour que la tragédie se déchaîne et que la débonnaire révolution de Brazzaville dégénère en massacre affreux. » Le matin, l’abbé Fulbert avait téléphoné au général de Gaulle, à Colombey-les-deux-Eglises, pour lui dire: « Mon général, on est dans une impasse. La situation me paraît sans issue. » L’homme de la France Libre n’avait pas daigné venir à son secours lui répondant que la France « ne pouvait s’ingérer dans des affaires intérieures. » Le président congolais signe alors sa lettre de démission. Elle tient en ces quelques mots : « Le peuple ne veut pas que je reste au pouvoir. Je démissionne ». Après avoir remis le document aux délégués des syndicats, dont Julien Boukambou, le président déchu appelle son aide de camp. Non sans un certain panache dans cette situation explosive, il lui ordonne : « apportez moi du champagne ! ».
Dans un pays où les divisions ethniques entre le sud et le nord aiguisent les rivalités, la révolution de 1963 n’apportera pas au Congo la démocratie espérée. Des pouvoirs autoritaires, souvent sanglants et militaires, vont se succéder avec pour référence le « socialisme scientifique » cher aux marxistes purs et durs. Ainsi, en mars 1977, le président de la République Marien Ngouabi, ancien commandant parachutiste, est assassiné, criblé de balle dans sa résidence. Puis c’est le tour du révéré cardinal Emile Bayenda, archevêque de Brazzaville. Quelques jours plus tard, l’ex-président Alphonse Massamba-Débat est exécuté, accusé d’être le commanditaire du complot. Pendant cette période trouble, Julien Boukambou est arrêté, narre son petit fils dans son film. Il ne doit sa survie qu’à la compassion du capitaine chargé de son exécution.

Les ambitions de Denis Sassou-Nguesso, fringant colonel marxiste-léniniste.

Deux ans plus tard, en février 1979, arrive au pouvoir le fringant Denis Sassou-Nguesso, un colonel plein d’ambitions. Lui aussi se pose en défenseur du marxisme-léninisme le plus orthodoxe, dans la ligne de l’ex- président Ngouabi, à qui il voue un véritable culte. Mais Marx ne suffit pas à une bonne politique. Au fil des ans, les caisses du Congo se vident. La colère gronde dans la population. Fin 1990, juste après l’effondrement du bloc soviétique, Sassou-Nguesso est contraint d’accepter la fin du marxisme-léninisme comme idéologie d’état et l’instauration du multipartisme. Une « conférence nationale » s’ouvre le 15 février 1991 à Brazzaville avec comme objectif la mise en place de la démocratie. « Ce fut un grand déballage », raconte Hassim Tall Boukambou. Avec 1 200 participants, 67 partis politiques et 134 associations, la conférence va durer trois mois au lieu des quinze jours prévus. Elle débouchera sur un projet de constitution, une loi sur la liberté de la presse et l’élection d’un nouveau président. Quand il est filmé, en 1991, au moment de cette conférence, Julien Boukambou, le grand-père du réalisateur, a un mauvais pressentiment. « J’ai peur, commente-t-il alors, que la conférence nationale qui est souveraine, au lieu d’unir le Congo le divise. »
L’ancien syndicaliste voit juste. En juillet 1993, deux ans après la fameuse conférence, éclate la guerre civile. Elle oppose les partisans de Pascal Lissouba, le nouveau président élu à ceux de son prédécesseur Denis Sassou-Nguesso. Le pays est livré aux pillages et aux combats entre factions rivales, entre « ninjas » et « cobras ». Des milliers de morts sont à déplorer. Après une recrudescence des violences, en 1997, Sassou-Nguesso finit par l’emporter et s’installe à nouveau au palais présidentiel. Il faudra attendre le début des années 2000 pour que le Congo commence enfin à s’apaiser sous la férule du nouveau président auto-proclamé.

Aujourd’hui, ainsi qu’en témoignent la réélection contestée de Denis Sassou-Nguesso à la présidence de la République et l’emprisonnement du général Jean-Michel Mokoko, son principal opposant, le Congo est encore très loin de la démocratie à laquelle aspiraient tant les pères de la révolution. De son côté, le cinéaste Hassim Tall Boukambou, qui veut permettre aux Africains de mieux connaître leur histoire, prépare une suite à Révolutionnaire(s). D’ici là, son film sera en compétition internationale, du 13 au 23 juillet prochains, au festival « Ecrans noirs » de Yaoundé au Cameroun.

PARIS MATCH
Jeudi 7 Juillet 2016

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