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Congo-Brazzaville : un dialogue inclusif s'impose



Dialogue inclusif sous l’égide de la communauté internationale, la seule sortie honorable pour tous.



Congo-Brazzaville : un dialogue inclusif s'impose
D’après la culture congolaise héritée des populations locales Bakongo : « à chaque fois qu’il y a une crise persistante et grave dans la famille, dans le village ou dans le pays ; les protagonistes en conflit s’asseyent, dialoguent et négocient pour sauver le vivre ensemble, l’unité de la nation et la cohésion nationale.

Parce que la violence, les intimidations et la terreur n’ont jamais résolu les problèmes. Loin de les résoudre, elles les aggravent encore et encore ». Face à l’impasse du débat sur le hold-up électoral, face à la persistance de la violence dans le pays et au non-respect des engagements internationaux dans le domaine d’organisation des élections ; n’est-il pas temps d’organiser un dialogue inclusif sous l’égide de la communauté internationale au Congo?

Avant toute chose, rappelons que le Congo-Brazzaville créé par la France est une mosaïque humaine, que seule l’instauration d’une vraie démocratie et d’un vrai État de droit pourra transformer en une nation véritable. Puisque composé des populations locales Bantu (il s’agit des peuples vivant au sud de l’équateur, principalement dans le royaume Kongo) et des populations issues de la colonisation : les Soudanais (on regroupera sous ce terme les différents peuples du littoral de l’Afrique occidentale et des bords du Sénégal, de la Gambie et du Niger) et les Guinéens (Il s’agit des peuples vivant au sud, mais toujours au nord de l’équateur dans la région du golfe de Guinée et qui comprend notamment la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin, Burkina Faso, le Nigeria, Libéria…). Un africologue tatillon pourrait sans doute trouver, ici et là, dans cette classification proposée quelques détails qui ne correspondent pas aux normes. Mais c’est celle-là qui est plus proche de la réalité et qui permet le mieux de comprendre la politique étrangère française sur le Congo-Brazzaville.

Ceci dit, le hold-up électoral de Sassou-Nguesso a plongé le Congo dans le fleuve Alima et menace sa survie en tant qu’État-Nation. Un désaccord profond persiste entre l’usurpateur du 20 mars et l’opposition politique IDC-FROCAD-MOKOKO après l’élection présidentielle. Plus rien ne marche dans le pays. Et, face à cette paralysie générale, l’usurpateur utilise la violence comme solution. Il pense traumatiser son peuple par la peur pour s’imposer comme président ; lui, qui a été éliminé dès le premier tour. La terreur dans Brazzaville, dans Pointe-Noire ou dans le Pool est une stratégie pour conforter le hold-up électoral, qui a entrainé la crise de légitimité dans le pays. Elle surgit ainsi une période de fracture au Congo. Comme lors des tremblements de terre dans les zones de fracture du globe terrestre.

Mais, plus Sassou-Nguesso s’accroche, plus le Congo s’enfoncera dans les ténèbres. Ni sa stratégie de la terreur, ni la pression de la France sur Mokoko via son ambassadeur sortant au Congo, n’a donné de légitimité populaire à l’usurpateur dictateur. L’arrestation du général MOKOKO complique d’ailleurs la situation. Le pouvoir issu du hold-up électoral du 20 mars 2016 paraît fragile et menacé, et que Monsieur 8% ne semble plus capable de se maintenir. Les classes dirigeantes congolaises et la « françafrique » croient fragile le système et s’estiment gravement menacées. Elles recourent alors à la violence pour maintenir leur domination. La question que tout le monde se pose est la suivante : quelle sera la suite ?

Certes, s’il est vrai que la domination politique de Sassou-Nguesso repose sur la force des armes. Mais Il est aussi vrai que la force des armes ne suffit plus pour le maintenir au pouvoir après son hold-up électoral de trop. Il existe pléthore de solutions pour sortir de cette crise. En vérité, c’est la tenue d’un dialogue national sans exclusif sous l’égide de la communauté internationale qui va permettre, dans une certaine mesure, de trouver un accord acceptable pour toutes les parties en conflit. Ce dialogue va approfondir, dans un premier temps, ce qui s’est passé le 20 mars 2016. Il va bien présenter le problème du hold-up électoral du 20 mars. Chaque partie va fournir des preuves à leurs dispositions, ses attentes et ses propositions de sortie de crise.

Et, à partir de ces divergences des points de vue ainsi exposés, la communauté internationale va trancher, convaincre et persuader les parties en conflit de la justesse de la solution qu’elle leur proposera. La solution adoptée, par la communauté internationale, pour la crise congolaise, serait sans doute de couper l’orange en deux. Et, cette solution devrait être acceptée par toutes les parties en conflit.

Voilà pourquoi, les Congolais et la communauté internationale devraient refuser le « putsch » électoral de Sassou-Nguesso, lequel d’ailleurs s’est autoproclamé président. La sagesse congolaise enseignée au Mbongui affirme : « la négociation et le dialogue sont des processus dans lesquels deux parties qui ont un désaccord discutent ensemble pour trouver un terrain d’entente et pour atteindre un bénéfice mutuel ». Le bénéfice mutuel dans le cas du Congo c’est le bonheur de la population, c’est la paix et c’est la reconnaissance internationale des gouvernants. La tenue d’un vrai dialogue inclusif sous l’égide de l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Nations Unies, les États-Unis d’Amérique et la France ; est donc la seule issue de sortie possible pour tous (pouvoir, l’opposition et la France).

Pour terminer, la tenue d’un dialogue inclusif sous l’égide de la communauté internationale est la seule issue de sortie honorable pour tous. La communauté internationale devrait pousser les Congolais au dialogue inclusif. Plutôt que d’imposer à MOKOKO de reconnaitre la victoire du “gangster Sassou-Nguesso” ou de rechercher la capitulation de l’opposition. La France doit exiger la tenue d’un dialogue inclusif sous l’égide de la communauté internationale.

Puisque les acteurs de la vie politique congolaise estiment qu’ils se trouvent dans une situation conflictuelle. Et, nous le voyons très bien que la communication entre Sassou et les opposants ayant participé à l’élection présidentielle du 20 mars, est devenue impossible. Raison pour laquelle, des solutions médianes où des compromis sont envisageables.

Donc, la balle est donc du côté de la France. Si François Hollande avait ne serait-ce qu’un peu de bon sens, il conditionnerait son aide financière au Congo issu du hold-up électoral du 20 mars 2016, par la tenue d’un dialogue inclusif. Mais, notre seule crainte serait qu’il puisse faire le contraire. La voie est libre et droite pour la France au Congo, personne ne menace ses intérêts ; et pourtant, elle préfère les chemins tortueux. C’est là que réside la vraie raison du hold-up électoral le 20 mars 2016.

MEDIAPART
Lundi 27 Juin 2016

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