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Economie mondiale:La Chine pourrait-elle provoquer une explosion?



D'après Christopher Dembik (Saxo Bank), les turbulences en provenance de Chine pourraient avoir un impact sur les marchés mondiaux en 2018, mais il estime néanmoins que plusieurs facteurs sont susceptibles d'atténuer ce risque.



Les marchés actions chinois ont été mis en avant en 2017, avec une hausse de 36% de l'indice Hang Seng Hong Kong. Cependant, les locuteurs ont été déplacés par l'espace aérien à la fin du mois de novembre, en raison des inquiétudes suscitées par la dynamique de croissance de l'Empire du Milieu.

"Alors que les craintes se sont rapidement dissipées suite à la publication de données étonnamment bonnes sur les exportations chinoises et aux principales mesures prises aux Etats-Unis pour adopter la réforme fiscale, certains investisseurs considèrent que cette chute est un signe annonciateur d'un nouveau choc asiatique". Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank.

Ces dernières années, la Chine a causé plus d’une fois des sueurs froides aux investisseurs, du fait de l'intégration plus importante du pays dans le système financier mondial. “Le pays a été à l’origine des deux dernières corrections boursières planétaires en 2015 et 2016. En janvier 2016, l'indice Shanghai Stock Exchange Composite a chuté de 19%, provoquant ainsi une correction mondiale qui a duré près de deux mois”, souligne l’expert de la banque danoise. Si la probabilité est élevée qu’une nouvelle réplique chinoise affecte les marchés en 2018, plusieurs facteurs pourraient néanmoins atténuer ce risque, selon lui. Tour d’horizon.

Les principaux risques financiers et économiques associés à la Chine

L'économie de la Chine se dirige vers un ralentissement plus marqué que ne le croient les investisseurs, juge Christopher Dembik. “Les données d'activité de la Chine pour le marché immobilier, l'industrie, les services, la construction et l'investissement sont toutes en baisse suite au 19ème congrès du Parti communiste en octobre dernier et aux mesures prises pour réduire les surcapacités. Ce qui est plus surprenant, c'est le nombre de projets d'infrastructure (par exemple les projets de métro en Mongolie intérieure) arrêtés ou annulés suite à la volonté affichée par l’exécutif chinois de se concentrer sur une croissance qualitative et non plus uniquement quantitative”.

“Il y aura des effets d'entraînement négatifs sur le secteur privé, puisque la plupart des projets en Chine reposent sur des partenariats public-privé”, explique l’expert. La mauvaise dynamique du flux de nouveaux crédits émis par le secteur privé, couplée à une baisse des investissements dans les infrastructures, “ouvre la voie à un ralentissement inévitable”. En outre, des signes de contagion du ralentissement chinois commencent déjà à se matérialiser, en Australie et à Hong Kong, rapporte Christopher Dembik, qui y identifie des signes précoces de prochains vents contraires pour l’économie mondiale.

Par ailleurs, le poids du service de la dette du secteur privé “augmente rapidement” et atteint un “niveau record”, sur la base des données de la Banque des règlements internationaux (BRI). “D'une certaine manière, c'est un risque caché car il est très rarement mentionné lors des discussions sur les risques financiers en Chine. Or, cette tendance devrait se poursuivre au moins à moyen terme”, juge l’expert.

Le niveau actuel est “préoccupant car il implique que le secteur privé consacrera une part de plus en plus importante au remboursement de la dette au détriment de l'investissement et des salaires, dans un contexte défavorable de croissance plus lente. Une tension durable sur les taux d'emprunt pourrait déclencher des faillites qui affecteraient d'abord les secteurs en surcapacité, nécessitant une intervention de l'État pour éviter la contagion aux quatre grandes banques systémiques du pays”, souligne-t-il.

Enfin, Christopher Dembik juge que la libéralisation financière est le principal défi à long terme pour la Chine et l'économie mondiale, alors que des changements substantiels sont attendus dans les années à venir. Ce big bang financier aura certainement “autant de conséquences positives à long terme pour le monde que la politique de “porte ouverte” de Deng Xiaoping (qui a permis le redressement économique spectaculaire initié par la Chine de 1979 à nos jours, NDLR) mais augmentera toutefois le risque macro-financier global associé à l’Empire du milieu.

Jusqu'à présent, le ralentissement économique de la Chine a affecté le reste du monde principalement par les canaux du commerce et de la monnaie. Une fois la libéralisation financière effectuée, il l'affectera également à travers les banques et l'intermédiation financière, ce qui posera un risque systémique important en cas de ralentissement beaucoup plus conséquent que prévu ou lorsque le prochain cycle de prêts non-performants (créances douteuses, ou prêts ayant peu de chances d’être remboursés, NDLR) commencera”, avertit l’expert.

Ce qui pourrait atténuer le risque chinois

En 2015 et en 2016, les craintes à l'égard de la Chine étaient principalement axées sur les sorties de capitaux et la dévaluation du yuan (ou renminbi, la devise chinoise). Depuis lors, “ces craintes ont disparu, principalement en raison d’un contrôle des capitaux bien plus efficace”, rapporte Christopher Dembik. Ainsi, les interventions sur le marché des changes de la PBoC, la banque centrale du pays, ont été “considérablement réduites en 2017. Elle a également réussi à reconstituer ses réserves de change, qui atteignaient 3.120 milliards de dollars en novembre dernier. Tous ces éléments indiquent une meilleure stabilité financière et un contrôle plus efficace de la banque centrale sur le marché monétaire”.

Par ailleurs, la consommation, portée par l'amélioration des conditions du marché du travail et la forte croissance des salaires, reste “une source stable de croissance qui peut compenser, au moins dans une certaine mesure, la décélération de l'investissement et de la construction. Associée à une inflation faible, l'augmentation des salaires est un élément positif à long terme qui peut permettre d’atténuer les risques financiers précédemment évoqués”, souligne l’économiste.

Enfin, le désendettement financier est en cours. “Depuis mi-2016, l’évolution des prêts en faveur des institutions financières non bancaires est négative. En octobre 2017, la proportion de prêts accordés a chuté de 33% sur un an. C'est une conséquence directe du resserrement des conditions monétaires et d'une réglementation plus stricte. La PBoC a relevé les taux deux fois cette année pour les facilités de crédit à moyen terme et devrait suivre cette voie l'année prochaine”, rapporte Christopher Dembik.

Reste que le risque associé à la dette chinoise constitue toujours un sujet de préoccupation majeur pour les investisseurs, poussant les rendements des obligations (les taux d’intérêt) à la hausse depuis quelques mois. “Il a porté le taux à 10 ans près d'un sommet de trois ans, à environ 4%, contre un plus bas de 2,6% en 2016”, rapporte l’économiste.

Certains facteurs atténuent toutefois le risque, selon lui. “Le gouvernement chinois est un important détenteur direct et indirect de dette privée - via les grandes banques et les entreprises publiques, qui représentent environ les deux tiers de la dette totale des entreprises - et, dans le pire des cas, le taux élevé d'épargne brute - environ 50% du PIB, contre 17% du PIB aux États-Unis - offre un coussin de sécurité sur lequel Pékin peut compter”, souligne l’économiste. “Jusqu'à présent, seule une partie marginale de la dette publique - environ 1% - est détenue par des investisseurs étrangers, limitant ainsi le risque de contagion financière”.

Vers des années à haut risque


Selon l'expert, le niveau élevé de la dette commencera à représenter un risque global une fois que la libéralisation financière aura eu lieu. "Même les plus optimistes sur la Chine ne peuvent pas exclure que la libéralisation entraînera vraisemblablement des chocs financiers mondiaux plus fréquents de la Chine, à travers l'intermédiation bancaire et financière, les investisseurs devant s'habituer à la Chine étant une zone d'instabilité financière dans les années à venir. La question est de savoir quelle sera l'ampleur de ces chocs et si l'économie mondiale, déjà fortement endettée et confrontée à une croissance molle, sera capable de contenir la vague négative », prévient-il.

Laotravoz.info Avec BVNews.fr et capital.fr

LAOTRAVOZ.INFO
Dimanche 7 Janvier 2018

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