L’autorité de régulation s’est calfeutré dans l’image peu reluisante de « Radio mille collines » rwandais pour susciter l’adhésion à sa décision. Or il importait qu’elle se serve de ses instruments de régulation. La réalité est toute autre. Cette chaîne qui a une fermeté de ton a déplu à des officines occidentales qui ont vite fait de réduire l’affaire aux relations diplomatiques en secouant le côté sensible de ces relations.
Des prises de parole, parfois avec une verve haineuse, sont entendues dans des radios et télévision occidentales et parfois dans des médias d’autorité par des groupes d’extrême droite dans ces pays. Cela est toléré au nom de la liberté d’expression. En Afrique, ces officines influencent pour conclure à l’appel au génocide. Drôle d’appréciation de la liberté d’expression à deux poids, deux mesures. On ne cherchera pas à poser des questions vaines sur le pourquoi de cette attitude. Tout est dans la volonté d’assujettissement. C’est cette volonté d’assujettissement qui renie souvent aux peuples africains leur droit à l’autodétermination.
Dans le concert des Nations, la seule différence entre les Etats résident sur l’ancienneté. Les Etats africains, dans leur majorité, sont des Etats jeunes par rapport aux puissances occidentales. Mais au plan des droits, aucun état n’a de suprématie sur un autre. Cela est conforté par le principe de souveraineté qui les régit.
Fort de cette réalité, l’on s’étonne des prises de position des groupes de l’opposition. Notamment les groupes dit de la CORED qui applaudissent des décisions iniques qui relèvent de l’allégeance et non pas du droit ou du principe de la souveraineté des Etats. Démarche qui devait régir leur cause. Si cause il y a.
Lorsque les rédacteurs de El confidential de Guinea Equatoriale.blog, cette officine de la dissidence équato-guinéenne, acclament la censure, non seulement ils révèlent qu’ils sont totalement inféodés à une conscience extérieure, une attitude de remise en cause de la souveraineté des pays africains ; mais plus grave, trouvent-ils que la censure est à normaliser en ce siècle de la révolution numérique.
Une attitude que les autorités Equato-guinéennes leur opposent en accueillant sur leur sol AFRICA MEDIA, un signe que la liberté d’expression est au cœur de leurs préoccupations. Quant à voir AFRICA MEDIA comme un outil mis en place par les autorités Equato-Guinéennes pour « détruire » Severo Moto et les pseudo opposants au régime de guinée-Equatorial, le raccourcis est à la fois simpliste et imbécile. Cette prise de position atténue le débat. Qu’est Severo Moto devant les challenges qui s’imposent aux africains aujourd’hui ? Qui sont ces pseudo opposants en face des réalités auxquelles l’Afrique doit faire face ? Ils sont une non-préoccupation du fait de la vacuité de leurs arguments.
En réalité, il faut reconnaître à AFRICA MEDIA et AFRICA24, notamment à leurs promoteurs, de ne pas s’être prostrés. Mais d’avoir épousé le côté positif du panafricanisme qui est le cheval de bataille du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Ce côté positif est la capacité de ces jeunes africains à relever le challenge de la communication de masse et de très bonne qualité dans un univers qui a été longtemps dominé par les occidentaux. Une qualité que, au demeurant, El confidential de Guinea Equatoriale.blog a reconnu à ces deux medias qui pour lui justifient « d’un professionnalisme, de l’excellence dans la diffusion, et d’un service impeccable. »Les rédacteurs du blog reconnaissent de fait, par cette affirmation, que le président Obiang Nguema ne peut pas encourager la médiocrité, mais bien l’excellence panafricaine.
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