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Guinée équatoriale : entretien exclusif avec le Professeur Pascal Kossivi Adjamagbo



Nous avons le plaisir de proposer aux lecteurs de LAOTRAVOZ que nous savons intéressé par la Guinée Equatoriale l’intégralité du long mais très instructif et passionnant entretien consacré à la Guinée Equatoriale, accordé récemment par le Professeur Pascal Kossivi ADJAMAGBO, Professeur à SORBONNE UNIVERSITE et Président du Conseil des Universitaires et Experts Panafricains (CUEPA), à l’agence de presse African Daily Voice (ADV), dont le siège est à Malabo et la direction de la rédaction à Casablanca.

Dans cet interview, le Professeur ADJAMAGBO commence par une riche synthèse du panafricanisme intellectuel, économique et politique pour situer la création et les objectifs du CUEPA, ainsi que le panafricanisme légendaire du Président OBIANG, dans le prolongement historique des courants du panafricanisme intellectuel, économique et politique.

Le Professeur approfondit ensuite les « suggestions du Conseil des Universitaire et Experts Panafricains pour la structuration de l’Université de Djibloho en Grandes Ecoles » publiées par LAOTRAVOZ, en exposant au passage pour la première fois dans l’histoire une synthèse éblouissante sur « l’origine africaine des écoles, des grandes écoles et des universités », qui mérite d’être amplifiée dans un livre consacré au sujet et d’être déjà largement diffusée sous sa forme actuelle avec l’appui des réseaux sociaux.

Le professeur résume ensuite son « plaidoyer pour la diversification de l’économie et l’industrialisation de la Guinée Equatoriale » et son « plaidoyer pour le parrainage du projet du Grand Inga par le Président Obiang Nguema Mbasogo en vue du renforcement de son leadership panafricain » publiés par LAOTRAVOZ.

L’entretien se termine par un vibrant hommage et encouragement à la coopération internationale et au partenariat bilatéral entre la Guinée Equatoriale et plusieurs pays du BRICS, notamment la Chine, la Russie, et l’Inde, en profitant ainsi pleinement de la liberté politique et économique dont les fameux et sinistres « accords de coopération » avec la France ont privée les anciennes colonies françaises en Afrique ou les anciens pays africains sous la tutelle de la France.

La rédaction de LAOTRAVOZ.INFO



Le Professeur Pascal Adjamagbo et le président Obiang Nguema Mbasogo, lors de la cérémonie de remise du prix académique en Guinée Équatoriale, le 3 avril 2018
Le Professeur Pascal Adjamagbo et le président Obiang Nguema Mbasogo, lors de la cérémonie de remise du prix académique en Guinée Équatoriale, le 3 avril 2018
Douala, Cameroun (ADV) – Entretien exclusif avec le Pr Pascal Kossivi Adjamagbo, président du Conseil des Universitaires et Experts Panafricains (CUEPA), Ingénieur de l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées de Paris, Docteur d’état et Agrégé en mathématiques, Enseignant-chercheur en mathématique à Sorbonne Université à Paris.

Vous êtes le président du Conseil des Universitaires et Experts Panafricains, en abrégé, CUEPA. En quelques mots qu’est ce que le CUEPA, en quoi consiste votre organisation et pourquoi portez-vous un grand intérêt à la Guinée Equatoriale et à son président ?

L’Afrique a de longue date compté des personnalités intellectuelles exceptionnelles ayant cultivé le panafricanisme, comme Cheikh Anta Diop, Kwame Nkrumah, W.E.B. Du Bois, Georges Padmore, Sylvanus Olympio, et d’autres personnalités intellectuelles remarquables ayant cultivé l’illusion de la dissolution de l’originalité culturelle, scientifique et culturelle, bref civilisationnelle africaine dans une civilisation universelle qui n’est en fait qu’une réduction de la civilisation originelle africaine, à la fois spirituelle et technologique, dont l’Egypte Ancienne est devenue la vitrine. C’est le cas des intellectuels noirs de la Négritude et de leurs successeurs, notamment Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Léon-Gondran Damas, Frantz Fanon. Sachant que des braises ardentes groupées ensemble gardent plus longtemps leur incandescence que lorsqu’elles sont isolées, l’ambition et l’objectif du CUEPA est de proposer un cadre opérationnel à des universitaires et experts africains contemporains voulant cultiver le panafricanisme jusqu’à ce qu’il porte enfin des fruits dans tous les domaines de la civilisation, de la politique à l’économie en passant par le mathématiques, les technologies et les spiritualités, en faveur de la croissance du bien-être des africains où qu’ils se trouvent sur la terre. L’intérêt que le CUEPA porte à la Guinée Equatoriale et à son Président est historique et lié à la naissance du CUEPA. En effet la création du CUEPA, reconnue selon la loi 1905 des associations de juridiction française, est le fruit de la cérémonie de remise d’un prix académique au Président Obiang à Malabo le 3 avril 2018 par un comité d’universitaires et experts africains et internationaux, pour féliciter et encourager le Président Obiang pour ses actions emblématiques en faveur de la modernisation exceptionnelle de la Guinée Equatoriale à travers des infrastructures impressionnantes, pour ses actions panafricaines comme l’organisation à pieds levés de la Coupe d’Afrique des Nations 2015, et pour ses actions de promotion de la recherche scientifique à travers le Prix UNESCO-GUNINEE EQUATORIALE pour les sciences de la vie. A la faveur de cette cérémonie, le Président Obiang a impressionné les acteurs de cette cérémonie par son exposé et ses confidences sur ses convictions panafricaines, qui ont encouragé ces derniers à se regrouper désormais au sein d’une structure légalement reconnue pour non seulement continuer à soutenir la Guinée Equatoriale sous l’impulsion de son Président pour atteindre les objectifs de son « émergence économique, sociale et culturelle » et son rayonnement panafricain, mais aussi pour apporter leurs modestes contributions à cette même émergence pour tous les autres pays africains à travers des projets universitaires, technologiques et culturels concrets, et contribuer ainsi à hâter l’avènement salutaire tant attendu par tous les panafricanistes des « Etats Unis d’Afrique », comme des universitaires panafricains à l’exemple de W.E.B Du Bois et Georges Padmore l’ont fait au profit du Président Kwame Nkrumah dont ils étaient des conseillers politiques d’une qualité exceptionnelle, au service de la croissance du bien-être de tous les citoyens africains.

Pour terminer sur cette première question sur le CUEPA, qu’il me soit permis de profiter de la tribune de cette interview d’ADV pour inviter tous les collègues universitaires ou experts africains ou afro-descendants partageant l’idéal du panafricanisme et décider à l’honorer et à le promouvoir tant par leurs propres travaux que par leurs propres éthiques, à rejoindre le CUEPA en prenant contact avec son président à l’adresse mail pascal.adjamagbo@gmail.com.

Dans votre message de félicitation au président Obiang Nguema Mbasogo, à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de la Guinée Equatoriale, le 12 octobre dernier, vous avez dit de lui, qu’il a hissé son pays au rang de « Nation-Pilote » en Afrique, en matière de modernisation, d’infrastructures et de développement économique et social. Est-ce ce qui vous pousse à lui reconnaitre un nationalisme et un panafricanisme légendaire?

A l’aube et sous le soleil des indépendances africaines, l’Afrique a connu de grands leaders panafricains regroupés jusqu’à la création officielle de l’Organisation de l’Unité Africaine le 25 mai 1963 en deux groupes de concertations et d’influences, celui de Monrovia qui a fini par l’emporter en influence sur les autres groupes et dont les figures les plus charismatiques étaient les Présidents Sylvanus Olympio, William Tubman, Benjamin Nnandi Azikwe et l’Empereur Haïlé Salassié, et le groupe de Casablanca dont les figures les plus charismatiques étaient les Présidents Kwame Nkrumah, Gamal Abd El Nasser, Sékou Touré, Modibo Kéita et le roi Mohamed V. Après cette génération des leaders africains fondateurs de l’Organisation de l’Unité Africaine, le flambeau du panafricanisme fut repris par le Président Mouammar Kadhafi qui a beaucoup soutenu le budget de l’Organisation de l’Unité Africaine transformée en Union Africaine et qui a activement œuvré au risque de sa vie pour le lancement d’une monnaie commune africaine. Tous ces leaders politiques panafricains cités se sont distingués par des réalisations économiques et sociales remarquables dans leurs pays respectifs prouvant leurs nationalismes exemplaires, et par des prises de position ou des projets panafricanistes historiques prouvant leur panafricanisme légendaire. Par exemple, bien que le président Sylvanus Olympio fut assassiné le 13 janvier 1963 dans un complot commandité et exécuté par la France-Afrique avec la complicité des soldats togolais manipulés, ce qui est un secret de polichinelle révélé par exemple par le mystérieux Monsieur X dans une série célèbre d’émissions sur France Inter dont le volet France-africain a été publié dans le livre « Les dossiers secrets de Monsieur X : Les dessous de la Françafrique, de Monsieur X & Patrick Pesnot, Éditions Nouveau Monde & France Inter », un des derniers administrateurs français au Dahomey et au Togo, devenu historien du Dahomey et du Togo, Robert Cornevin, a tenu à rendre hommage au nationalisme exemplaire et légendaire de Sylvanus Olympio dans son livre « Togo, Nation-Pilote », publié aux Nouvelles Editions Latines en 1963. Depuis la disparition tragique du Président Kadhafi, c’est le Président Obiang qui est devenu le leader politique africain le mieux placé pour reprendre et porter plus haut le flambeau du nationalisme et du panafricanisme, et pour conforter et honorer « son nationalisme et son panafricanisme légendaires » dont le CUEPA a parlé dans sa lettre citée, à travers non seulement la modernisation exemplaire de la Guinée Equatoriale dont témoignent les infrastructures économiques et sociales manquant cruellement dans beaucoup de pays africains en commençant par ses pays voisins, mais aussi à travers des actions économiques et technologiques panafricaines qu’il pourrait promouvoir dans un avenir proche. C’est « le nationalisme et le panafricanisme légendaires » du Président Obiang qui a fait l’objet du premier livre consacré au sujet, un ouvrage collectif dirigé et publié en janvier 2018 aux éditions Etudes Africaines par l’universitaire camerounais Jean Koufan Menkéné sous le titre « L’idée panafricaniste chez OBIANG NGUEMA ». Une recension détaillée et amplifiée de ce livre a été publié dans la foulée en juin 2018 aux éditions Cheikh Anta Diop par l’universitaire congolais de RDC et membre fondateur du CUEPA, Nsapo Kalamba, sous le titre « OBIANG NGUEMA MBASOGO : Le pharaon bâtisseur de la renaissance africaine. Un exemple de Panafricanisme-Action », avec la préface du Président du Parlement Panafricain, Roger NKOKO DANG.

Parlons éducation à présent Professeur. ADV a appris que le Conseil des Universitaires et Experts Panafricains souhaite faire des suggestions ou encore des propositions au gouvernement de la Guinée Equatoriale, quant à la structuration de l’Université de Djibloho en Grandes Ecoles. Vous espérez également que cette université à vocation panafricaine, sur décision espérée du gouvernement équato-guinéen, porte le nom de l’«Université Panafricaine de la Guinée Equatoriale». Très concrètement, comment envisagez-vous apporter votre expertise à tous ces projets ?

Le 20 juin 2018 au siège de l’UNESCO à Paris, le Ministre des Affaires Etrangères de la Guinée Equatoriale, Simeon Oyono Esono, a signé avec la Directrice Générale de l’UNESCO, Audrey Azulay, un accord-cadre d’une durée de cinq ans visant à promouvoir, développer et renforcer la coopération entre ce pays et cet organe de l’ONU dans douze domaines prioritaires de l’éducation, des sciences, de la culture, de la communication et de l’information, dont quatre dans le secteur de l’éducation, permettant ainsi à l’UNESCO en ce « temps des vaches maigres » pour elle, de bénéficier d’une contribution complémentaire de la Guinée Equatoriale à son budget de 10 millions de dollars, s’ajoutant à la contribution annuelle substantielle de ce pays de l’ordre de 3 millions de dollars depuis au moins 2012 à travers son financement du prix UNESCO-GUINEE EQUATORIALE, qui vient d’être renouvelé par le Conseil Exécutif de l’UNESCO le 17 octobre 2018. C’est dans le cadre de cet « accord-cadre » que le gouvernement équato-guinéen a confié à l’UNESCO la mission de préparer le lancement espéré pour la rentrée universitaire de 2019 de l’université flambant neuve de la Ville Nouvelle de Djibloho dont les locaux sont achevés depuis 2016, comme l’a rappelé le CUEPA dans son communiqué en date du 25 octobre 2018 faisant connaître les « suggestions du Conseil des Universitaire et Experts Panafricains pour la structuration de l’Université de Djibloho en Grandes Ecoles ».

Qu’il me soit permis de profiter de cette tribune pour attirer l’attention des autorités équato-guinéenne sur le fait que si l’enseignement de ses propres enfants peut être confié à une institution nationale ou étrangère improprement appelée « éducation nationale » ou autrement, la vraie éducation morale, religieuse et culturelle de ses propres enfants ne peut être confiée à personne d’autre que ses parents qui sont les seuls à en assumer la responsabilité morale et même pénale. De même la définition de l’idéologie, c’est-à-dire l’ensemble des valeurs morales, spirituelles et politiques, par laquelle une nation qui se respecte tient à façonner l’éducation de ses citoyens ne peut être confiée ou même déléguée à une institution étrangère, fusse-t-elle internationale. Des pays qui se respectent et se font respecter, comme la Chine, la Russie, le Japon, l’Inde, la Corée du Sud, font bien appel à des organismes internationaux et des compétences internationales dans les domaines de l’éducation et de la recherche, mais en restant maîtres de la décision et de la définition de l’idéologie nationale devant soutenir l’éducation de leurs citoyens et surtout de leurs jeunes citoyens. Moi-même j’ai eu l’honneur d’être invité par un collègue chercheur d’une institution de recherche de l’Académie des Sciences de la Chine, à donner une conférence à des étudiants, des chercheurs et membres de l’Académie des Sciences de la Chine en août 2016 à Pékin, mais il ne viendrait pas à l’esprit des responsables politiques ou académiques chinois de confier la décision et la définition de l’idéologie de l’éducation scientifique de ses élites, ou la structuration de ses institutions académiques ou de recherche à des experts étrangers, si compétents puissent-ils être. Cela relève de la souveraineté nationale en ce qui concerne les institutions académiques, et des intérêts stratégiques nationaux les plus sensibles en ce qui concerne les institutions de recherche.

C’est pourquoi, compte tenu du « nationalisme et panafricanisme légendaires » du Président de la Guinée Equatoriale, le CUEPA à travers son dernier communiqué en date du 25 octobre 2018, a tenu à attirer l’attention des plus hautes autorités politiques de ce pays sur le fait que, bien en amont de la coopération généreusement rémunérée avec l’UNESCO, bien plus généreusement récompensée que la coopération avec des institutions ou des compétences africaines, ces autorités doivent garder la maîtrise de la décision et de la définition de l’idéologie devant propulser la nouvelle université de la Ville Nouvelle de Djibloho, ainsi que de sa structuration. C’est pourquoi nous leur suggérons dans notre communiqué d’adopter comme nom définitif de cette nouvelle université « Université Panafricaine de la Guinée Equatoriale », et de la structurer en « grandes écoles », sur le modèle des « grandes écoles françaises » structurées en « départements », des « collèges » des universités anglaises d’Oxford et Cambridge et des « écoles » ou « départements » des plus prestigieuses universités américaines comme Havard, MIT, Princeton, Berkley.

Un tel nom et une telle structuration rendraient dignement hommage à « l’origine africaine des écoles, des grandes écoles et des universités », qui ont éclos en Egypte ancienne, où dès la fin du quatrième millénaire avant JC, l’école était née dans la foulée de la naissance de l’écriture pour assurer les besoins de l’administration et de la bonne gouvernance pharaoniques, avec déjà la fonction d’ascension sociale que ne connaîtra l’école française que quatre millénaires plus tard avec l’école de Jules Ferry. D’après leurs bibliographes grecques, ce sont dans ces « grandes écoles égyptiennes » qu’ont été formés les premiers savants grecques comme Thales, Solon, Pythagore, Platon, comme le rappelle de manière détaillée l’égyptologue congolais Théophile Obenga dans son livre « l’Egypte, la Grèce et l’Ecole d’Alexandrie ». C’est également en Egypte ancienne que sont nées les premières grandes écoles professionnelles du monde de médecine, d’architecture, des beaux-arts, et de théologie, sous la forme des « maisons de vie » sur lesquelles a beaucoup écrit l’égyptologue français Serge Sauneron dans son livre « les prêtres de l’ancienne Egypte », pour les besoins de l’éclosion de la première civilisation à la fois spirituelle et technologique du monde dont témoignent les constructions des pyramides, des temples de la Haute Egypte, des traités de médecine (de Edwin Smith et de Ebers par exemple), et d’esthétique. C’est également en Egypte que sont nées les premières universités, des institutions d’enseignement supérieur plus grands que les « maisons de vie », à Memphis en Basse Egypte dès la fin du quatrième millénaire avant JC, à Héliopolis en Basse Egypte dès le troisième millénaire avant JC, et à Thèbes en Haute Egypte dès le début du second millénaire avant JC, où étaient enseignées les mêmes matières que dans les « maisons de vie », et qui ont permis par exemple au « père de la médecine grecque », faussement appelé « père de la médecine », Hippocrate de Cos (460-377 avant JC), d’être initié à l’Université de Memphis à la médecine égyptienne qui avait déjà ses lettres de noblesse depuis plus de deux millénaires, comme en témoigne le papyrus médical de Edwin Smith datant de 2700 avant JC et attribué au médecin-architecte-sculpteur et bâtisseur de la pyramide à degrés de Saqqarah, Imhotep, qui mérite pour cette attribution et le contenu impressionnant de ce traité le titre indiscutable de « père de la médecine ». Le choix de l’Université de Memphis par Hippocrate a du être motivé et conforté par les témoignages prestigieux datant de 800 avant JC de la figure emblématique de Homère qui a écrit dans son célèbre livre « Odyssée » : « En Égypte, les hommes sont plus qualifiés en médecine que tous les autres hommes » et « les Égyptiens avaient dans le domaine de la médecine davantage de compétence qu’en tout autre art ». Devant l’inexistence d’une étude approfondie sur « l’origine des écoles, des grandes écoles et universités » dès la fin du quatrième millénaire avant JC, des millénaires donc avant l’apparition des institutions scolaires ou universitaire en Asie et en Europe, un de mes vœux les plus chers est de pouvoir exposer les fruits de mes propres recherches sur le sujet dans la « conférence inaugurale » de « l’Université Panafricaine de la Guinée Equatoriale », comme j’ai eu l’honneur de prononcer la « conférence inaugurale » de « l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest, Unité Universitaire du Togo (UCAO-UUT) » à Lomé le 12 novembre 2007, « sur l’origine africaine des mathématiques ».

Pour conclure la réponse à cette troisième question, qu’il me soit donc permis de soutenir que, compte tenu de cette conscience claire et clairvoyante de « l’origine africaine des écoles, des grandes écoles et des universités », compte tenu des expériences de plusieurs membres du CUEPA des grandes écoles françaises, anglaises et américaines, et compte tenu de la diversités de leurs domaines de compétences universitaires, le CUEPA est bien qualifié et bien placé, non seulement pour mettre ses expertises multiples au service de l’exercice de la souveraineté de la Guinée Equatoriale par ses autorités politiques au sujet de la décision et de la définition de l’idéologie devant propulser et sous-tendre la nouvelle université de la Ville Nouvelle de Djibloho, ainsi que de sa structuration espérée en « grandes écoles », mais aussi pour mettre les compétences et expériences d’enseignement de ses membres panafricains, aussi bien du continents que de la diaspora africaine en Europe et en Amérique, au service de l’excellence des enseignements devant faire la richesse et la réputation de la future « Université Panafricaine de la Guinée Equatoriale », avec l’ambition de rivaliser en qualité et en réputation le moment venu, grâce à des critères exigeants dans le choix des enseignants et des étudiants, avec les plus célèbres universités et grandes écoles du monde les mieux classées dans la fameuse « liste de Shanghai », à ne pas confondre avec la toute aussi fameuse « liste de Schindler » !!!

Les membres africains du comité international des universitaires et experts ont honoré, le 3 avril 2018 à Malabo, le président Teodoro OBIANG NGUEMA par un prix académique pour ses actions exceptionnelles en faveur du peuple équato-guinéen. Comment aviez-vous accueilli cela?

Ayant déjà répondu pour l’essentiel à cette question dans ma réponse à la première question, et après avoir répondu si longuement à la question précédente, qu’il me soit permis d’être plus bref sur cette quatrième question, en me contentant de quelques coups de projecteur sur le discours panafricaniste impressionnant du Président Obiang après sa réception du prix académique qui lui a été décerné dans le « salle des ambassadeurs » de la présidence de la Guinée Equatoriale le 3 avril 2018.

A cours de la somptueuse réception offerte par le Président Obiang dans une « salle des fêtes » de la présidence de la Guinée Equatoriale à la fin de la cérémonie de ce prix, ce dernier a honoré ses invités universitaires par une discussion à bâtons rompus portant entre autres sur l’actualité du débat sur le Franc CFA et à la faveur de laquelle j’ai personnellement félicité le Président Obiang pour son discours panafricaniste impressionnant, avant d’insister auprès de lui sur la diffusion et l’amplification en plusieurs langues par les soins du CUEPA de ce discours à travers les nouveaux réseaux sociaux. Malheureusement, malgré la diffusion répétée des extraits de ce discours à la télévision nationale équato-guinéenne le jour même et le lendemain de cette cérémonie, le CUEPA n’a pu disposer jusqu’à ce jour ni de l’enregistrement ni de la transcription en espagnol, en français ou en anglais, de ce discours par cette télévision et par les services de communication de la présidence de la présidence de la Guinée Equatoriale.

Puisque « tard vaut mieux que jamais », qu’il me soit permis d’espérer ardemment que le CUEPA pourra finalement disposer de cet enregistrement et de ces transcriptions de la part des services compétents de la présidence de la Guinée Equatoriale, pour verser la « pièce à conviction » de ce « discours sur le panafricanisme », faisant écho au célèbre « discours sur le colonialisme » d’Aimé Césaire, aux dossiers des études panafricanistes illustrées avec éloquence et brio par les deux livres cités sur « le panafricanisme du Président Obiang ».

Quels sont les projets que le CUEPA entent mener, à court, à moyen et à long terme en Afrique en général et en Guinée équatoriale en particulier en faveur du panafricanisme?

Le CUEPA a décidé de soutenir et de promouvoir deux types de projets : les projets d’intérêt général faisant appel aux compétences de tous ses membres, et les projets d’intérêt particulier, faisant appels à des compétences spécifiques et portés par un ou plusieurs membres.

Après la publication des « suggestions du Conseil des Universitaire et Experts Panafricains pour la structuration de l’Université de Djibloho en Grandes Ecoles », le premier projet d’intérêt général du CUEPA sur lequel travaillent tous ses membres est tout naturellement celui du « mémorandum du Conseil des Universitaire et Experts Panafricains sur l’Université de Djibloho » devant expliciter les suggestions publiées et soutenir ses discussions en cours à la fois avec les autorités de la Guinée Equatoriale et les responsables concernés de l’UNESCO.

Le second projet d’intérêt général du CUEPA est celui du « Manifeste du Panafricanisme » qui, après avoir fait l’historique de ce mouvement et présenté les plus grandes figures du « panafricanisme politique », du « panafricanisme intellectuel », du « panafricanisme économique », du « panafricanisme progressif », du « panafricanisme en action », et avoir présenté les fondements historiques, idéologiques et scientifiques du panafricanisme, ainsi que les grands projets structurant panafricains comme le barrage hydroélectrique du Grand Inga et son réseau de distribution à travers tout le continent africain, et le projet emblématique de la monnaie commune africaine, fera résonner le point d’orgue des « Etats-Unis d’Afrique ».

Parmi les projets d’intérêt particulier du CUEPA, les plus avancés, sous l’impulsion du Président et du Vice-président du CUEPA, sont les projets de centrales électriques de source géothermique, éolienne marine, à gaz ou hydroélectrique, en Guinée Equatoriale et en République Démocratique du Congo, notamment au Grand Inga, qui ont fait l’objet de récentes publications sous les titres « plaidoyer pour la diversification de l’économie et l’industrialisation de la Guinée Equatoriale » et « plaidoyer pour le parrainage du projet du Grand Inga par le Président Obiang Nguema Mbasogo en vue du renforcement de son leadership panafricain ».

Je serais heureux de pouvoir parler plus en détail dans une prochaine interview de ces projets énergétiques de la plus haute importante stratégique pour l’industrialisation de la Guinée Equatoriale et de tous les autre pays africains, et surtout pour l’intégration économique et industriel de tout le continent africains et pour préparer et hâter la réalisation du grand rêve panafricain des « Etats-Unis d’Afrique ».

Pour finir, professeur, que pensez-vous de la coopération internationale et des partenariats bilatéraux que la Guinée équatoriale mène actuellement avec des pays comme la Chine, la Russie, … ?

La Guinée Equatoriale, qui n’a pas été une colonie française, mais espagnole, a eu la chance de n’avoir pas été enfermé depuis son indépendance dans le carcan des « accords de coopération » avec l’ancienne puissance coloniale française. Ces sinistres « accords de coopération » se révèlent au grand jour aujourd’hui comme un piège dans lequel le père de la France-Afrique, le Général De Gaulle, sous l’influence de son « mauvais génie » Jacques Foccard, ont réussi à enfermer presque toutes les anciennes colonies françaises en Afrique, à l’exception de la Guinée et de l’Algérie. C’est ce que l’ancien Secrétaire Général de l’OUA, Edem Kodjo a rappelé en ces termes dans son livre « Et demain l’Afrique », à la page 141 de son édition de 2014 chez NEI-CEDA Editions : « Le général de Gaulle disait : « Nous avons changé la colonisation en coopération », signifiant par là que l’objet de la colonisation, à savoir, créer pour la métropole des zones d’influence politico-économique et assurer le rayonnement de la civilisation métropolitaine, était sauvegardé par la politique de coopération ». Avec la clairvoyance économique et politique que lui confère sa formation avant son grand ami John Kenndy à la célèbre « London School of Economics (LSE) » entre 1920 et 1924 et son expérience professionnelle d’ancien cadre dirigeant de la filiale africaine UAC de l’une des plus grandes multinationales du monde, UNILEVER, le panafricaniste Sylvanus Olympio avait naturellement refusé de se laisser prendre au piège tendu par le père de la France-Afrique. Il l’a payé de sa vie au prétexte de sa sortie de la zone FCFA, et ces « accords de coopération » ont été aussitôt signés par son successeur installé par la France. Une illustration éloquente des effets pervers de ces « accords de coopération » sur l’économie des pays africains enchaînés par ces accords est le fait qu’aucun de ces pays ne figure dans la liste des pays africains avec les plus grands PIB nationaux publiés au début de 2018 par la Banque Africaine de Développement.

La Guinée Equatoriale doit donc profiter de sa liberté par rapport à ces pervers « accords de coopération » pour librement nouer des « accords de coopération bilatérale » plus avantageux avec des partenaires du BRICS comme la Chine, l’Inde et la Russie, avec le souci de mettre ces accords au service, non pas de l’enrichissement personnel de ses dirigeants comme c’est malheureusement répandu dans plusieurs pays africains, mais de « la croissance du bien-être de ses citoyens », conformément au célèbre conseil du Pharaon Amenemhat 1er, qui régna de 1939 à 1909 avant JC, à son fils le Pharaon Sésostris 1er , définissant en ces termes l’essence de « la bonne gouvernance » : « écoute bien ce que je vais te dire pour bien gouverner et accroître le bien-être de tes citoyens ».

Vanessa Ngadi Kwa – African Daily Voice (ADV)



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Lundi 19 Novembre 2018

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