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L’énergie, au cœur des problématiques de l'Afrique





L’Afrique est en marche. Continent jeune et plein d’espoir, les pays qui le composent constituent une zone de développement au potentiel immense. Plusieurs de ses économies figurent aujourd’hui parmi les plus dynamiques au monde. Le potentiel est vaste – ressources naturelles abondantes, démographie jeune et de plus en plus éduquée, constitution d’une classe moyenne émergente. Toutefois, les freins au développement sont également présents.
Au cœur des problématiques de l’Afrique figure l’énergie. Au sud du Sahara, seuls 30% de la population ont accès à l’électricité. Sur les 54 pays de l’Afrique, plus de la moitié ont un taux d’électrification de moins de 20%. Sortir l’Afrique subsaharienne de la pauvreté énergétique qui frappe plus de 620 millions d’habitants est une urgence absolue.

Des constats alarmants

L’Afrique subsaharienne est victime à la fois d’un faible accès à l’énergie et des conséquences du changement climatique. La désertification progresse. La vulnérabilité des villes côtières à l’élévation des océans est élevée.
L’Afrique consomme peu d’énergie par rapport à son poids démographique Si 15% de la population mondiale vivent en Afrique, le continent ne représente que 3% de la demande en énergie primaire. Cette situation occulte de plus les fractures énergétiques qui existent sur le continent.

Ces fractures sont d’abord régionales : si seulement 30% de la population africaine vivent en Afrique du Nord ou Afrique du Sud, ces deux régions représentent 80% de l’énergie consommée par l’ensemble du continent – hors biomasse. Elles existent aussi au sein des différents pays, séparant les zones rurales relativement peu électrifiées des villes. Enfin, si le continent est riche en ressources naturelles, ces dernières sont inégalement réparties. Certains pays (Nigeria, Angola, Congo, Gabon, Guinée équatoriale…) bénéficient ainsi d’une rente pétrolière, qui n’est pas toujours utilisée à bon escient


Cette consommation d’énergie insuffisante est à la fois cause et conséquence du faible développement économique : 48,5% de la population d’Afrique subsaharienne disposent de moins de 1,25 dollar par jour. Pourtant, la situation économique de l’Afrique s’améliore, comme l’indiquent à la fois la croissance économique forte (4,5% en moyenne) que le continent connaît depuis une vingtaine d’années ou la hausse des investissements directs étrangers dirigés vers l’Afrique. Ce développement ne pourra se poursuivre qu’avec la mise en place d’un cadre institutionnel légal et structuré, à la fois au niveau national et au niveau régional, nécessaire au développement des infrastructures et de l’économie.

En plus de ce défi économique, l’Afrique doit faire face au défi que représente sa démographie. La population africaine est très jeune (environ la moitié a moins de 18 ans) et continue d’augmenter, passant de 440 millions en 1980 à près de 1,2 milliard d’individus en 2014. Cette augmentation de la population, accompagnée d’une amélioration du niveau de vie et de l’émergence d’une classe moyenne, entraînera des besoins accrus en énergie.

Enfin, si le continent africain émet peu de gaz à effet de serre (moins de 3,8% des émissions mondiales cumulées), il est, plus que les autres continents, sensible au changement climatique. L’Afrique est confrontée aux conséquences de ce réchauffement (sécheresses, inondations, montée des eaux…) et à ses impacts sur la population africaine.

Les priorités de l’efficacité énergétique

Les transports africains sont essentiellement routiers (entre 80 et 90% du trafic interurbain et inter-États de marchandises). Le parc automobile se compose souvent de véhicules anciens, en particulier en Afrique subsaharienne : ils sont en mauvais état, polluants et fortement consommateurs de produits pétroliers. Le réseau ferré est mal entretenu et peu interconnecté (notamment en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale).
Le secteur industriel africain ne pourra se développer et se diversifier qu’en ayant un accès fiable à l’énergie : électricité pour les mines, combustibles pour les cimenteries, gaz ou produits pétroliers pour les industries chimiques.


L’agriculture, secteur clé de l’économie africaine, emploie 65% de la population active africaine, et participe à hauteur de 32% au PIB africain. Mais sa productivité augmente faiblement car elle est peu mécanisée et souffre du manque d’accès à l’eau (et donc à l’irrigation). Le développement énergétique de l’Afrique est nécessaire pour résoudre ces problèmes.

La biomasse (sous forme de feu de bois) est l’énergie la plus utilisée pour les usages domestiques en Afrique subsaharienne, principalement pour la cuisson et le chauffage. Les inconvénients sociaux et environnementaux de cette consommation sont nombreux, mais deux pistes sont envisageables pour améliorer la situation : l’utilisation de foyers améliorés, la diffusion des foyers à GPL ou à biogaz. Concernant la climatisation des bâtiments, il est nécessaire d’adopter des normes de construction pour les nouveaux bâtiments afin de réaliser des économies d’énergie : écoconstruction, matériaux traditionnels…

L’amélioration de l’efficacité énergétique doit être une priorité pour l’Afrique : elle permettrait une diminution des coûts pour les consommateurs, une meilleure compétitivité économique du continent et une diminution des investissements nécessaires dans les infrastructures énergétiques.

L’Afrique va connaître d’ici 2050 une forte croissance démographique, supérieure à la croissance démographique mondiale : il y aura probablement plus de 2,4 milliards d’africains en 2050, contre environ 1 milliard en 2010. La croissance démographique devrait être semblable à la croissance mondiale en Afrique du Nord et en Afrique du Sud, mais elle sera sans doute bien plus importante ailleurs.


Quelle demande énergétique ?

La demande en énergie primaire, ainsi que la production d’électricité vont fortement augmenter sur le continent. Cependant, les situations énergétiques et électriques resteront très différentes en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne.

– En Afrique du nord, la demande en énergie primaire devrait presque doubler d’ici 2050, pour atteindre environ 13,7 EJ – 326 mtep (7,2 EJ – 171 mtep en 2012). Le gaz remplacera le pétrole, prenant la première place dans le mix énergétique avec une part de près de 45%. La demande en pétrole augmentera peu, et sa part dans le mix énergétique baissera, dépassant de peu les 29%. Enfin, la demande en énergies renouvelables (hors bioénergies et hydraulique) sera multipliée par 60 d’ici 2050, pour représenter près de 18% du mix énergétique.

Concernant la production électrique, elle devrait approcher les 820 TWh en 2050 (300 TWh en 2012). Si le gaz restera le pilier du mix électrique (66% de la production d’électricité), la part des énergies renouvelables (hors bioénergies et hydraulique) augmentera considérablement : elle sera multipliée par 85, comptant pour un peu plus de 20% de la production d’électricité.

– En Afrique subsaharienne, l’augmentation de la demande en énergie primaire devrait être plus importante qu’en Afrique du Nord. Cette demande devrait probablement être proche de 50 EJ – 1 190 mtep en 2050 selon la majorité des scénarios étudiés (contre 23,8 EJ – 567 mtep en 2012). Il n’existe pas de consensus sur la composition du mix énergétique subsaharien de 2050 : néanmoins, certaines conclusions sont partagées.

Le mix énergétique sera toujours basé sur les bioénergies, même si leur part devrait baisser fortement (d’au moins 20%). La part des énergies fossiles devrait augmenter (de 10 à 20%) : la part du charbon diminuera, tandis que celle du gaz augmentera très fortement (d’au moins 10%). Enfin, les énergies renouvelables (hors bioénergies et hydrauliques), négligeables dans le mix énergétique de 2012, devraient compter pour 7 à 9% du mix. Concernant la production électrique, elle devrait être comprise entre 2 200 et 3 100 tWh en 2050, contre seulement 440 tWh en 2012. Le mix énergétique subsaharien se diversifiera : le charbon et les bioénergies seront moins utilisés, tandis que l’utilisation du gaz et des énergies renouvelables augmentera très fortement.

L’électrification du continent va se poursuivre. Si l’Afrique du Nord sera complètement électrifiée bien avant 2050, il est très probable qu’une part importante des personnes vivant en Afrique subsaharienne soit encore privée d’accès à l’électricité à l’horizon 2050 (entre 250 et 400 millions de personnes selon les investissements réalisés).

Enfin, l’Afrique émettra plus de CO2 en 2050 qu’en 2012 (entre 2,2 et 2,7 milliards de tonnes, contre environ 1,1 milliard en 2012), mais ses émissions ne compteront toujours que pour une faible part des émissions mondiales, encore plus en tenant compte du poids démographique de l’Afrique. Le continent pourrait souffrir des conséquences du changement climatique, si les émissions globales de gaz à effet de serre ne diminuent pas.

Source : LA TRIBUNE


Dimanche 13 Novembre 2016

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